Road Book n°16

Mardi 2 novembre : Desaguadero, frontière péruano-bolivienne, il est 7 heures du matin, il fait frais, un homme déguisé en cholita essaie de faire sourire la longue file d’attente… pas facile à cette heure là !

A 11 heures du matin par la vitre du bus nous retrouvons cette vue tant aimée sur la ville. La Paz nous revoilà ! Et pour ne pas changer une équipe qui gagne nous retournons à l’hôtel Republica.

Mercredi 3 à Mercredi 10 novembre : Semaine à La Paz. Quelques achats, du tri de photo, de l’écriture, diverses lectures, des ballades…

Poste de travail paceñien

Rencontre de Bernard, un ami des Pichon, journaliste à l’Observatoire Bolivien des Ressources Naturelles et au Courrier (quotidien suisse indépendant), il vit à La Paz depuis quelques années. Nous nous rencontrons autour d’un déjeuner cubain, en même temps que Maxime et Sophie, tous deux journalistes et impliqués dans un projet nommé Echo des Alternatives http://alter-echos.org/ (« aller à la rencontre d’expériences menées par des associations, collectivités, communautés visant à transformer leur vie, leur mode de consommation, leur habitat, leurs relations sociales de proximité »).

Le Prado de La Paz

Jeudi 11 novembre : Excursion à Chacaltaya, un glacier disparu (un de plus…) à 1 heure de La Paz. Il y a dix ans on faisait du ski ici… à 5395 mètres d’altitude. Le temps est un peu couvert pour apercevoir La Paz et l’Illimani, le glacier qui se dresse au sud de la ville, mais qu’importe. Le Wayna Potosi (6088 m) est juste derrière nous et quelques lagunes nous font des clins d’œil.

Le Wayna Potosi

Et puis la maison de « Là-haut » a atterri ici….

La maison dans les nuages de Chacaltaya

D’autres photos de La Paz et de Chacaltaya : ici.

L’après midi, profitant d’un bref rayon de soleil sur la ville, photos au musée d’art contemporain Plaza, cette très belle bâtisse (la 3ème plus vieille de la ville, 1865) dont la verrière est l’œuvre de l’entreprise Eiffel et qui abrite une chouette collection de toiles boliviennes.

Au musée Plaza

D’autres photos du Musée Plaza : ici.

Le soir, dîner avec Annick, une suisse en vadrouille rencontrée ce matin à Chacaltaya.

Vendredi 12 novembre : Visite del Museo National de Arte sur la Plaza Murillo avec à la clé une belle découverte des sculptures de Marina Nuñez del Prado, très pures, très douces. Le soir petit apéro avec Annick, puis Simon et Mathieu, de nouveau dans les parages !

Dimanche 14 novembre : Nous partons en fin de journée pour Sucre où nous allons nous poser quelques temps pour prendre des cours d’espagnol. Annick, Simon et Mathieu partent aussi dans cette direction et nous avons déjà prévu de nous retrouver bientôt. Le bus de nuit est encore une fois dépourvu de toilettes… j’espère que les pauses durant les 13 heures de trajet qui nous attendent seront bien senties ! (Compagnie Trans Copacanba – 70 bolos par personne en « semi cama »).

Lundi 15 novembre : De la gare routière nous nous dirigeons directement vers le Wasi Masi, cette « casa de huespedes » qui nous avait tant plu en septembre dernier en compagnie de Chantal et Patrick (100 bolos la chambre avec sdb privée, patio, wifi, cuisine). Nous sympathisons immédiatement avec Julie et nous retrouvons le soir en compagnie de Simon et Mathieu pour profiter de cette douce soirée dans le patio du Wasi Masi. Il paraîtrait que ce soir là cinq inconscients auraient fait d’obscurs paris concernant un futur classement de Ligue 1…

Mardi 16 novembre : Inscription à l’Alliance française pour des cours d’espagnol dès le lundi suivant (400 bolos les 10 heures). Puis plantage d’ordi…. et nouvelle réunion de la petite troupe des français.

Mercredi 17 novembre : Les garçons nous retrouvent pour le petit déjeuner puis nous partons tous les quatre pour Potosi, la ville de plus de 100 000 habitants la plus haut perchée du monde… 4070 mètres (compagnie Trans Emperador, 10 bolos par pers, 3h30). La gare routière flambant neuve tranche avec la tristesse des faubourg de la ville. Mais la perle est cachée à l’intérieur. Le centre de cette ancienne richissime cité minière est plus que charmant, ce n’est pas pour rien s’il est classé Patrimoine mondial de l’Unesco. C’est à l’hôtel Carlos V que nous posons nos sacs (110 bolos la double avec petit déj).

Rue de Potosi

Visite du beau couvent carmélite de Santa Teresa, orné de nombreuses vierges toutes coiffées des cheveux offerts par les sœurs. Deux mots d’ordre ici : silence et isolement… austère programme !

Jeudi 18 novembre : Ce matin, visite d’une mine du Cerro Rico. Un peu d’appréhension ces derniers jours mais l’expérience est intéressante ou effrayante… tout dépend du point de vue. Après un tour dans une usine d’extraction de minerais (encore un peu d’argent, mais surtout du zinc, de l’étain et du plomb), nous rentrons dans l’un des boyaux d’accès à la mine coopérative Rosario, pour en ressortir soulagés et un peu différents deux heures plus tard.  Voir « Les forçats de Potosi ».

Deux apprentis mineurs sur la route du filon

D’autres photos de la mine : ici.

L’après midi, visite de la Maison nationale de la monnaie où furent frappées les premières pièces du continent (à la force humaine puis de chevaux et enfin grâce à la vapeur). L’emblème de la ville trône fièrement évoquant une sorte de Bacchus au visage tordu.

L'emblème de la Casa de la Monedad de Potosi

La terrasse sur le toit de l’hôtel nous offre une belle fin de jour sur la ville dominée par les 4800 mètres du Cerro Rico.

Les toits de Potosi

Vendredi 19 novembre : La route de Simon et Mathieu se sépare de la nôtre, bye bye les garçons ! Nous passons une bonne partie de la journée à arpenter les rues avant de nous retrouver englués dans les diverses manifestations qui agitent la ville, entre autres à cause de la forte inflation que connaît le pays ces derniers mois… mais pas que. Voir « Une manif peut en cacher une autre ».

Manifs et chapeaux

D’autres photos de Potosi : ici.

Samedi 20 novembre : Départ de Potosi pour rentrer à Sucre (15 bolos par personne cette fois) où nous retrouvons Julie. Notre ordinateur n’ayant pas retrouvé ses esprits nous l’emmenons pour examen approfondi au geek du coin qui nous le remet dans les rails en moins d’une heure (40 bolos). Nous fêtons ça devant un bon dîner à La Taverne le resto de l’Alliance française. Sur le chemin du retour, un chien traîne jalousement une tête de cochon…

Dimanche 21 novembre au lundi 13 décembre : La vie est Sucre ! Deux heures de cours d’espagnol par jour souvent suivis d’un déjeuner au marché.

L'une des nombreuses cuisinières du marché de Sucre

De petites habitudes pris chez les commerçants. Des barbecues en compagnie des autres habitants du Wasi Masi, de Roxanna, de Philly, de Luka, de Chris & Sarah, Kim & Denis, Bram, Birgit et la petite Caïa. La rencontre de Georges et Alexandra dont vous n’avez pas fini d’entendre parler. Un enterrement de vie de jeune fille. Un spectacle de danses traditionnelles

Au marché on ne trouve pas que des fruits et légumes, Alex a failli se noyer dans le gel douche

On en a aussi profité pour faire un petit peu de volontariat. Tout d’abord en aidant les enfants qui cirent les chaussures dans la ville à vendre une petite revue – Inti – puis en aidant à la distribution des repas du midi à La Casa de San Antonio qui nourrit une bonne centaine d’enfants chaque midi (voir par là).

Un midi au comedor de la Casa San Antonio

Trois semaines à Sucre, c’est aussi de la lecture, des après midi dans le patio ombragé, de la cuisine collégiale, des dvd à 7 bolos, du soleil, des orages, des petits déjeuners ombragés, des conjugaisons d’espagnol et des conversations trilingues !

Petit déjeuner au Wasi Masi

D’autres photos de Sucre : ici et .

Mardi 14 décembre : Nous avons quitté Sucre hier soir. En route pour le Chili ! Arrivée à Oruro vers 5 heures du matin après 8 heures de trajet (compagnie Coral, semi cama, 60 bolos par personne, très confort pour un bus bolivien !). Attente à la gare routière dans un demi-sommeil affalés sur nos sacs, jusqu’à 11 heures où l’on nous conduit à quelques kilomètres de la ville pour monter dans le bus. Vers midi nous sommes enfin dans le bus en direction d’Iquique au Chili (compagnie Trans Lujàn, 130 bolos par personne). Le passage de la frontière à Tambo Quemado aura duré la bagatelle de 4 heures, avec interdiction de sortir du bus en dehors des 15 minutes de contrôle.

Volcan Parinacota, 6350 m, une jolie vue pour patienter... dans le bus

On aura donc loupé une bonne partie du beau paysage que devait représenté le parc national Lauca où l’on avait prévu au départ de s’arrêter. Arrivée à Iquique mercredi vers 4h30 du matin (soit près de 32 heures après notre départ de Sucre). Au Chili le décalage horaire avec la France passe de 5 à 6 heures de retard.

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