La Bolivie les yeux fermés

Comme des gosses, frontières franchies, à surveiller chaque coin de rue, à sortir du bus en scrutant toutes les têtes de gringos en quête des visages connus. La Bolivie c’est d’abord cette attente fébrile d’amis venant nous retrouver là. « Rendez-vous Copacabana, 26 août, devant la cathédrale ». Ils nous repèrent les premiers. Retrouvailles et blabla à gogos. Ensuite tout un pays à découvrir, quatre semaines à quatre.  Merci les Dragons  pour cette découverte commune. Puis la Bolivie c’est, une seconde fois, le temps du repos. Finie la cavalcade. Trois semaines à La Paz, quatre à Sucre. Un peu de stabilité au milieu du voyage. Le temps de repenser la suite, le temps aussi de retrouver des habitudes, de coller un peu plus à la routine locale.

Au total, nous aurons découvert la Bolivie trois mois durant. Un mois intense et « touristique » si l’on peut écrire, les autres en s’intéressant davantage aux conditions de vie, soubresauts politiques, en rencontrant journalistes, grévistes, jeunes profs, bénévoles ou mineurs.

Et aujourd’hui, quand je ferme les yeux….

Olivia : La Paz, ses rues qui montent, ses chapeaux melons perchés et penchés. Cette ville sourit, bouillonne, gigote, est à la pointe de la technologie autant qu’au dernier dessous du quart monde. Courir d’un trottoir à l’autre comme si l’on était chez soi au milieu des cholitas, des jeunes branchés, et des femmes d’affaire, noyés par les noires fumées qui s’échappent des milliers de combis. Se sentir vraiment chez soi tous les midis devant l’almuerzo de notre cantine, « Mi Bolivia ».

À la vie à La Paz ! - La Paz, Septembre 2010

Antoine : Du bleu, du blanc, des colonnes qui montent au ciel, la cathédrale de Copacabana, et sa crypte à la lumière tremblotante de de centaines de bougies.

Les colonnes de Copa - Copacabana, août 2010

Un bus monté sur barge et une dragonne qui manque de se faire engloutir par une cholita géante.

Bargeabus - Trajet Copacabana La Paz, août 2010

Des visages bleus au stade de La Paz, des masques de catcheurs, un vendeurs de barbes à papa qui se fait huer parce qu’il cache le terrain et la foule  qui se marre. On s’occupe comme on peut, l’altitude est une excuse qui ne suffit pas à justifier le faible niveau des footeux…

¡ Viva Bolivar ! - Stade de La Paz, septembre 2010

Les pasteles enfleados, grands beignets au fromage saupoudrés de sucre glace, mon péché mignon sucré salé.

Le moderne et l’ancien, le rococo et les tours fissurées, l’anarchie architecturale de La Paz. Le bruit, les énormes bus, les vendeuses de pains, le tout et n’importe quoi vendu dans la rue, jusqu’aux foetus de lama…

Foetus de lamas, porte-bonheur et grigris - La Paz, septembre 2010

Le marché de Punata près de Cochabamba avec tous ces chapeaux et ces lourds awayo colorés (les couvertures tissées portées sur le dos qui servent de sac et de porte bébé). L’accueil chaleureux et inattendu de la cuisinière du comedor. Le goût si étrange de la chicha.

Notre hôtesse cuisinière - Punata, septembre 2010

Totito, l’oncle fou, le tio loco, du Dragon, un peu homme d’église, un peu homme d’affaires, la clope à la main, le téléphone à l’oreille, son excellent whisky et ses anecdotes géniales…

Totito et la Querida Dragoncita - La Paz, septembre 2010

La Paz toujours et les rues du marché aux sorcières. Ce dernier jour d’août où s’étale sur une bâche à même le sol un immense repas, où les danseurs communiquent leur bonne humeur, où de belles sorcières à la peau tannée proposent leurs amulettes mystérieuses et leurs foetus de lamas.

Vous reprendrez bien un peu de patates ? - La Paz, septembre 2010

Danse - La Paz, septembre 2010

Ce décor de far west à Tupiza, nous à cheval, ne manquent que les indiens cachés derrière les cactus.

Les effrayants cireurs de chaussures masqués. Les gens qui mangent inlassablement des glaces entourés de pigeons. Les jus de pêche à déguster en sachet plastique au coin de la rue.

Mangeurs de glace - La Paz, novembre 2010

Les couleurs du sud Lipez, les variations du bleu, les lagunes colorées, le rose des flamands…

Ses étendues d’altitude, de frêles vigognes au milieu des steppes, des flamands par milliers, des lamas à pompons, et ce vent glacial entre les volcans marbrés.

Lagune aux flamands - Sud Lipez, septembre 2010

Un 4×4 encore endormi roulant dans le Salar blanc et craquelé d’Uyuni et « Voyage voyage » (Desireless vous vous souvenez ?) surgi d’un autre temps, d’une autre vie qui réveille notre conducteur.

Un 4x4 sous les nuages - Sud Lipez, septembre 2010

Des heures de transport aussi improbables qu’inconfortables dans un camion à bestiaux, seul moyen de transport dans une grande partie de la Bolivie. Le visage de cette femme Jalqa, son sourire énigmatique sous un chapeau rond et crème.

Bringuebalée mais souriante - région Chuquisaca, septembre 2010

Le fascinant travail des tisseuses Jalqa et Tarabuco, l’histoire et la renaissance d’un art vivant.

Tissages - La Paz, novembre 2010

La dynamite qui explose devant les manifs de Potosi… Les défilés quotidiens…

Potosi, manifs et dynamite - Potosi, novembre 2010

L’inimaginable mine, l’alcool à 96 et les innombrables boyaux étroits, humides et instables qui fourmillent de travailleurs se démenant dans la moiteur et l’incertitude.

Les rues de Sucre, l’agitation de fin de journée dans l’avenue principale, les courses au marché, les repas au comedor…. les longues heures de lecture sur le futon de notre chambre.

Fin de journée - Sucre, décembre 2010

Le dévouement communicatif de Cesar pour les gamins de San Antonio. Cette matinée à héler et convaincre des passants d’acheter une revue au côté de ces bouilles noircies de cirage.

Les visages des enfants du comedor, le nez dans leurs assiettes de soupes.

Casa San Antonio - Sucre, décembre 2010

Les après midi sous l’arbre du Wasi Masi à refaire le monde dans une conversation polyglotte… ou bien à lancer d’improbables paris sur les résultats de la ligue 1 de foot.

Le parfum de contrebande des rues de Rurrenabaque, la virée dans la pampa, le dos d’un dauphin rose et ces crocodiles tous les deux mètres…

Les hamacs de Jislene qui se balancent dans la fumée de Rurre. Les pieds dans l’eau près des crocos gueules ouvertes pour faire avancer la pirogue malgré la sécheresse sous les encouragement de Quique.

Gare au crocos - Pampa de Rurrenabaque, octobre 2010

Des tresses qui courent dans la rue…

Tresses pressées – Punata, septembre 2010

Totito, Cesar et Claudia de la Casa San Antonio, Julie l’inconditionnelle supportrice marseillaise, Annick, Laura, Clément, Vincent et Benoit, Roxana du Wasi Masi, Bernard exilé volontaire à La Paz, Luke, Viviana et Johnny nos profs d’espagnol, Gemma, Taley, Rowin, Sarah et Shawn les australiens de Rurre, Georges et Alex, Yotam que l’on avait croisé quelques mois plus tôt aux Galapagos…

Juste pour le plaisir - La Paz, septembre 2010

Toutes nos photos de Bolivie : ici.

Tous les posts de nos 3 mois boliviens : .

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4 commentaires pour La Bolivie les yeux fermés

  1. La Dragonne dit :

    ben bravo hein j’ai le yeux plein d’eau !
    des baisers from Paris con mucho amor dentro

  2. faucheux dit :

    hello! trop bien les photos légendées!!! bon moi je suis par chez vous de juillet à décembre… je prends un billet aller retour jusqu’à lima, je pense faire au moins bolivie et équateur mais c encore flou… ça me conforte bien dans mon choix de vous lire… biz

  3. Le dragon dit :

    Calabaza !!

  4. jacques dit :

    Bonjour à vous.
    Trop mignons les 3 gamins. Amitiés

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