Road Book n°27, el último

Samedi 21 mai : Nous quittons Puerto Iguazu et l’Argentine. En route pour un bref séjour au Brésil ! Depuis près d’un an nous avons rendez-vous à Curitiba avec Hélène, notre AmanitePhaloïdeQueen préférée. Le bus part de Foz de Iguaçu de l’autre côté de la frontière. Chargés et avouons le un peu justes au niveau timing, nous nous offrons le luxe de la traverser en taxi (100 pesos… contre 7 par personne en bus). Un miracle de simplicité comparé aux changements de bus et autres files d’attente.

Il est 1h30 du matin quand nous arrivons enfin à Curitiba après une panne… plus de trois heures de retard (compagnie Catarinense, 290 pesos/pers, en théorie 10 heures de trajet). Hélène qui nous attend depuis des heures, nous entraîne au Alice Bar. A peine descendus du bus avec nos fringues de voyageurs on n’est pas trop dans le ton mais tant pis ! Sur scène parmi les instruments, un triangle, pas de doute c’est soirée forró (musique et danse traditionnelle du nord-est du Brésil)! Pendant que nous sirotons notre première caïpirinha limão (cachaca, citron vert, sucre) en terre brésilienne, les couples s’enivrent de danse. Caliente caliente !

Dimanche 22 mai : Visite du petit centre historique de Curitiba. La capitale de l’état du Paraná compte 2 millions d’habitants, elle est citée comme modèle de planification urbaine. Située à plus de 900 mètres d’altitude, Curitiba est aussi la capitale la plus froide du Brésil. Malgré cela, la qualité de vie y est jugée excellente (culture, espaces verts…).

Lundi 23 mai : Nous passons la journée chez Hélène partie travailler. Une brève sortie à la recherche d’un magasin où faire quelques courses s’avère parfaitement déprimante. La ville a beau être “parfaite” on ne s’y sent pas moins comme un piéton perdu qui n’a rien à faire là. Je vous passe les prix affichés dans les boutiques des centres commerciaux (n’imaginez pas trouver une boutique en dehors des “malls”…). Même les fringues très bas de gamme sont chers !

Mardi 24 mai :Nous continuons à profiter de l’espace immaculé de l’appartement d’Hélène. La vue sur la ville y est belle et nous convient mieux que l’immersion dans les rues. Dommage on a manqué le musée Oscar Niemeyer…

Curitiba by night

Mercredi 25 mai :De Curitiba, l’Atlantique est à une petite centaine de kilomètres à l’est. L’Ilha do Mel (Ile du miel) se situe dans l’embouchure de la baie de Paranagua. Cette petite île exempte de voiture n’attend que nous. Une heure de bus (Compagnie Viaçao Graciosa, 21 reais) et nous voilà à Paranagua d’où part le bateau (2 heures de navigation, 14 reais) pour l’île.

Sur le port de Paranagua

Dans le bateau qui nous mène au village de Nova Brasilia, nous faisons la connaissance de Mauricio qui travaille comme gardien au fort de l’île. Il nous propose pour une modique somme de planter notre tente chez lui (20 reais la nuit soit 10 euros). Mauricio parle espagnol ! Ah oui car j’oubliais… finie cette période où la communication était aisée, bienvenue au Brésil ! Et comment dire, le portugais brésilien, on n’y comprend rien de rien… alors on fait comme on peut, des mots d’espagnol, de francais et d’anglais, et des gestes, beaucoup de gestes.

Chez Mauricio

Jeudi 26 mai :Nous sommes hors saison (c’est l’automne) et de surcroit en semaine. L’île est quasi exempte d’autres touristes. Sous un ciel couvert, nous marchons en tongs et dans le vent vers le sud de l’île et le village d’Encantadas.

Praia do Istmo

Nous longeons de belles plages, crapahutons dans les cailloux, surveillons la marée et découvrons d’étranges coquillages en forme d’étoile. Si quelqu’un sait ce que c’est, ça m’intéresse.

Coquillage étoilé

Le soir nous dînons en compagnie de Mauricio, Fabio et Bruna. Barbecue de poissons. Cependant les garcons ont dû s’y mettre car la femme francaise de ce soir, contrairement aux femmes brésiliennes, elle ne sait pas trop quoi en faire de ces énormes poissons entiers posés sur la table…

Mauricio, Fabio et Bruna

Vendredi 27 mai :La nuit a déversé sur notre tente des seaux de pluie, mais ce matin le temps est moins menacant. Idéal pour une balade au Phare de las Conchas.

Sous le phare

Nous prenons congé de Mauricio et allons faire sécher la tente à l’hostel Marimar Farol(80 reais la double sdb avec petit déj, soit 40 euros). Nous sommes les seuls occupants et jouissons donc de la chambre avec vue sur la mer. En longeant la plage qui s’étire à nos pieds, on rejoint le fort qui protégeait l’île des attaques espagnoles.

Le fort d'Ilha do Mel

D’autres photos de l’Ilha do Mel : ici.

Samedi 28 mai :Le bateau est à 10h30. Le soleil vient nous narguer alors que nous partons.

Pieds dans l'eau

De Paranagua nous reprenons le bus pour Curitiba. C’est au marché municipal que nous retrouvons Hélène. Les noix du brésil et les fruits confits nous sussurrent des mots doux.
Le soir nous dînons tous les 3 dans le meilleur restaurant japonais qu’il nous ait été donné de tester.

Dimanche 29 mai : Dernière journée à Curitiba. Quel plaisir d’avoir partagé ces quelques jours ensemble et d’avoir refait le monde à n’en plus finir. Merci Hélène ! On était comme des coq-en-patte. Le bus de 20h15 doit nous emmener à Rio (compagnie Penha, 99 reais, 12 heures), non sans s’arrêter dans quelques une de ces station d’autoroute incroyablement géantes pour grignoter toutes ces affreuses petites choses panées délicieuses.

Lundi 30 mai : Arrivée à Rio vers 8h30. La ville est noyée dans la verdure et les montagnes. On a beau avoir vu des photos, je crois qu’on n’avait pas bien réalisé à quel point c’était vert. Nous avons réservé à l’Hostel Rio Backpackers(100 reais la double avec petit déj… 50 euros) dans le quartier de Copacabana à quatre rues de la plage.

Copacabana

Pour une fois nous dérogeons à nos habitudes… pas de photos ou presque de Rio. On a été frileux et le coeur n’y étant plus trop à quatre jours du retour, nous n’avons voulu prendre aucun risque avec les appareils photos. De toutes facons, le ciel était affreusement couvert.

Mardi 31 mai :Visite au Pão de Azucar, le pain de sucre (44 reais). Malgré le ciel voilé, on a de là-haut une belle vue génerale de la ville au milieu des monts et des arbres. Au loin le Christ du Corcovado est dans les nuages.

Rio depuis le Pain de Sucre

Un grimpeur arrive au sommet sans l’aide des télephériques. Il s’assoit et contemple la ville. Elle est sans doute encore plus belle pour lui que pour nous.

Rio

Mercredi 1er juin :Direction le quartier du Centro.

Un barbu dans la ville

C’est le centre des affaires, grattes-ciel, costards et tailleurs pressés, déjeuners sur le pouce, cathédrale en forme de temple inca.

Cathédrale ou temple inca ?

De là part le bondinho, le petit tramway qui monte au quartier de Santa Teresa.

Le tramway de Santa Teresa

Comme à Valparaiso, les murs parlent à Santa Teresa… et le populaire se mêle au bobo et aux touristes.

Vie de quartier

Jeudi 2 juin :De Copacabana, nous rejoignons la plage d’Ipanema, pour siroter une noix de coco en regardant les surfeurs.

Jus de coco à Ipanema

Nous foulons les mythiques pavés noirs et blancs du bord de mer.

Ipanema sous la grisaille

D’autres photos de Rio : ici, bientôt.

Vendredi 3 juin :Dernier jour, l’avion nous emmène ce soir vers l’Europe. Depuis quelques jours déjà nous sommes entre deux rives. Ces deux semaines au Brésil sont restées en dehors du voyage. Comme si nous étions déjà partis mais pas encore rentrés. L’humeur est nostalgique mais les yeux et la tête sont chargés d’images et d’histoires des Andes et caetera.

Bye bye Rio !

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5 commentaires pour Road Book n°27, el último

  1. tinico dit :

    Qu’il est bon de siroter vos recits jusqu’a la derniere goutte, jusqu’a la derniere lettre. On sent la morosite du retourd dans ces lignes. Aucun doute que toutes ces fetes au retour vous ont remonte le moral depuis. Bon courage pour la reprise.
    A bientot. Nicolas
    PS : j’attends impatiemment la fin de Marco Malo ! A vos claviers :)

  2. Vanesha dit :

    A lire vos dernières aventures, j’ai l’impression qu’on s’est vus hier… quelle drôle d’impression alors ! Trêve de blagues, ça va me faire bizarre de ne plus lire vos aventures si bien racontées, très bon retour à vous et prenez bien soin de Maïku le guerrier Inca.

  3. fredonzeweb dit :

    un mois déjà et je ne découvre ce dernier épisode qu’aujourd’hui…
    merci pour vos mots (de tendresse, de rires et d’amitiés nouvelles et renouvelées) et vos images (étonnantes, rassurantes, impressionnantes) qui m’ont donné l’impression de vous suivre à la trace…
    à bientôt j’espère, dans nos montagnes ou au bout du monde…

  4. Thomas dit :

    Question zoologie bresilienne : comme nous avons ramasse les memes coquillages a ilha do mel, nous avons un peu bosser le sujet.
    Ca m’a d’ailleurs amuse de voir que vous vous posiez la meme question.
    Ils appellent ca communement un « escudo de mar ». D’apres wikipedia ca s’appelle surtout « sand dollar » et cela appartiendrait a la famille des etoiles de mer. D’ou le dessin…
    La page francaise quant a elle l’appelle en toute simplicite : Clypeasteroida. Faut dire, les francais ne sont pas des branleurs qui donnent des p’tits noms sympathiques aux choses du monde, mais de rigoureux scientifiques…

  5. olivialabas dit :

    Merci pour l’info Thomas. Le wikipedia en english est assez instructif en effet http://en.wikipedia.org/wiki/Sand_dollar. A bientôt en parisie !

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