Marco & Malo : Apothéose

Les aventures de Marco & Malo – épisode n°18  (épisode précédent)

(Malo) Sergi nous avait bravement conduit jusqu’aux portes de l’Amanite. Elle devait se trouver là, derrière cette porte. Mine de rien j’étais plus tendu qu’un string de brésilienne. Le grand final approchait, la baston ultime, la gran pelea 6… et au bout… la mort, sans doute. Et pas la mienne. J’étais pas du genre à la laisser vivre pour que les autorités locales, sans doute à sa botte, la relâche dans la foulée. Y m’fallait du sang, là maintenant tout de suite. La laisser en vie m’apporterait une nouvelle partie de cache-cache, une nouvelle vengeance…pfff. Non, bécoter maman et retourner traîner ma carcasse ailleurs. Voilà le plan.

Malo : – Z’êtes prêts mes canards ?

Marco : – Ma…Malo… Tu crois pas qu’on pourrait juste tout faire péter, ou rentrer la dedans avec des armes de destruction massive, un truc du genre…

– Frissonne pas mon magret. C’est une valse qu’on va danser elle et moi. Suffira de regarder et de compter les points. Ça devrait être dans tes cordes non ?

– J’ai envie de vomir…

– Attends de voir ce qu’il va rester d’elle… Sergi, tu as compris, t’interviens pas hein ?

Sergi : – Gni ? De toute façon je ne peux pas Malo. Amanite m’a injecté un metabloquant : lorsque je pense à me venger d’elle, à vouloir lui faire du mal, je reste paralysé.

Ça tombe bien mon garçon, et défoncer cette porte, tu peux ?

Avec plaisir : Yaaaa !

Boum.

Kpout.

Elle était là. Enfin. Seule et à ma merci :

Où est ma mère face de scrotum !

AmanitePhaloïdeQueen : – Mais…Mais… Sergi ! Tu m’as trahiiiie !

– Gni ? Non, je n’ai jamais été dans ton camp. J’étais devenu fou, c’est tout.

– L’as pas l’air commode la folle…

Le Magret avait raison. Elle trépigne. Je vois dans ses yeux fous la panique, puis le temps de comprendre qu’elle n’a pas de porte de sortie, la folie y grandit. Injecté de sang son regard se pose sur moi. Elle rit :

Vous allez le regretter : Paaar le pouvoiiir du crâaane ancestral de ta mamaaaan, je vais te pourrir Malo !!

– Qu…Quoi… !?

– Elle est morte et je tiens ma vengeance stupide reptile. Et maintenant tu vas la rejoindre. Yaaaaa !

Elle était déchaînée, folle. Malo n’avait pas eu le temps d’éviter l’assaut d’Amanite. Figé qu’il était par la terrible nouvelle. Je… je devais faire quelque chose. Mais une main autoritaire me rattrapait alors.

– Ne bouge pas mon Magret. C’est leur règlement de compte.

Mais Sergi… C’est terrible, il se fait défoncer de partout.

– Fais lui confiance.

Je tremblais, immobile. Amanite ne lui laissait aucune chance. Les coups pleuvaient et Malo était hagard.

Le coup de grâaace enfant d’putain !

Noooooooooooooon

Nooooooooon

– Nooooooon

Tout se passa très vite. Marco se dégagea de mon emprise et fonça tête baissé sur Amanite, lui rentrant dedans de toute ses ridicules forces. Surprise, elle rata le coup fatal, vacilla et alla s’effondrer sur la terrasse de ce joli duplex.

Malo… Malo, reprends toi ou elle va tous nous tuer. Qu’est-ce qu’on fait si tu meurs. Je veux pas être le prochain. Sauve-moi, sauve-nous en te sauvant toi ! Pense à moi, pense à Gemma et moi, pense à ta mère.

Rien n’y faisait. Malo restait dans le brouillard. Et L’Amanite, elle, reprenait des forces.

Tu vas le payer sale canard. Hé Malo, ça te dirait de voir ton ami mourir sous tes yeux ? Yaaaaa !

Tout se passa encore plus vite. Marco n’avait pas pu éviter l’assaut. Il était étranglé par Amanite. Ses yeux sortait de sa tête. Je le voyais mourir et je restais paralysé…

Malo lui regardait Amanite fixement.

Et il bougea enfin.

Comme un sauvage, comme un dragon, comme un boomerang, il sauta vers Amanite. Non, derrière Amanite. Loupé…. non ! Il se rattrape d’une patte à une barre de pole dancing, fait un, puis deux tours. La prise d’élan est parfaite et le voilà qui vole et frappe Amanite à l’arrière du crâne. (…)

Elle lâche Marco, titube. Malo ne la lâche pas. Accroché a cette garce, il ne voit pas la chute arriver…

(…)

Malo noooon !

Ils sont là, au sol. La chute de plusieurs dizaines de mètres leur a été fatale. Amanite est sans vie. Je récupère Marco et on descend quatre à quatre l’escalier. Malo est en miettes.

Hé ! mon Malo, ça va aller, tu vas t’en sortir…

– Je…non… elle est morte… ?

Oui, t’en fais pas. Tu l’as eu la punaise.

– Je… Je pars Marco. Je vois la lumière et du cheesecake au bout du tunnel.

C’est quoi ces conneries. Et ma main dans la gueule tu la vois ?

– Hé…Hé…Hé… Je t’aurais au moins dépucelé le vocabulaire… Hé…Hé…Hé…

Reste Malo !

– Je.. Je….

…meurs.

NooooooooooooooooooooooooooooooooooonN

Epilogue. Bureau de Labeyrie ( Bordeaux).

La secrétaire : Il vous attend dans son bureau. Je vous préviens il est pas content.

Gilbert Frigé, DRH Labeyrie France : Marco ! Non mais qu’est-ce que vous croyez ! On vous donne généreusement 15 jours de vacances et vous revenez des mois plus tard !! Vous vous prenez pour qui ? Je vais vous collez une leçon aux prud’hommes moi. Z’allez voir de quel bois je m’chauffe. Mais… Mais, qu’est-ce que vous faites. Laissez cette porte ouverte.

Marco : On va avoir une petite discussion entre gentlemen mon mignon.

DRH : Mais je.. je vous interdit non.. Nooooon.

(…)

Et voilà. C’était facile. Un peu de persuasion, un peu de percussion ventrale et la grosse baudruche n’a pas moufté. Congés avec soldes et un titre permanent de représentant à l’étranger pour Labeyrie. Pas de travail, mais une paye qui tombe tous les mois. Formidable.

Gemma :  C’est réglé ?

– Oui ma mignonne, reste que toi, moi et un paquet d’oseille. On va pouvoir voir venir.

On va voir la mer maintenant ?

C’est l’heure oui.

Sergi m’avait sorti de la planque d’Amanite avant l’arrivée des fédéraux. Ensemble on avait rejoint Gemma et je lui avais tout raconté. La mort d’un copain, ça rapproche. J’avais pas hésité longtemps avant de lui proposer la botte. Quelques détails à régler et on convolerait en noces sur notre beau bateau tout neuf, et avec notre fidèle chien Maykus.

– Tu es prêt ?

– Oui. Malo, t’avais rien d’un pédagogue mais tu m’as ouvert les yeux sur ce qui comptait vraiment. Gemma, le risque et une vie à cent à l’heure. J’ai accéléré tu sais. Et tu seras pas mort pour rien : on attends un petit caneton Gemma et moi. On trinquera à toi l’affreux. Repose en paix mon ami.

Et sur la dune du pilat , Marco laissa s’envoler les cendres de Malo.

Marco et son chien prennent le large

FIN

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2 commentaires pour Marco & Malo : Apothéose

  1. Nicolas dit :

    Aaah ENFIN envie de dire ! En tout cas ça valait la peine d’attendre :) Ca va me manquer les aventures de Maco & Malo. Merci les amis

  2. La Dragonne dit :

    fiouuuu…
    ce « Je vois la lumière et du cheesecake au bout du tunnel » restera dans mes références.
    Merci

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