Portraits d’expat’

Natacha, de la terre à la laine

Ingénieur agronome à Cusco au Pérou, Natacha Vaugoyeau a dit stop, un jour, usée par son métier. La jeune femme, originaire de la Haute-Vienne, a alors pris des cours de couture et est devenue créatrice de vêtements. Un pari risqué qui n’efffraye pas cette fille de paysans, attachée à la terre, jusque dans ses créations.

Natacha Vaugoyeau, créatrice de vêtements

Elle donne rendez-vous dans la boutique qu’elle partage avec deux autres créatrices, au 229 de la rue San Andres à deux pas de la plaza de Armas à Cuzco. Là, elle montre ses modèles. Un colibri s’envole sur une jupe en laine, ici les arabesques inca d’un gilet stylisé années 50, côtoient une tunique vietnamienne. Voilà. Natacha Vaugoyeau 32 ans, est toute entière dans ses créations. Un bouillon de cultures où les parfums de la campagne limousine, et des plateaux andins, se mêlent aux senteurs de l’Asie.

Quelques minutes, des baisers qui volent aux copines. Natacha invite à domicile pour le déjeuner. Dans une pièce pas plus grande qu’une chambre d’étudiante, située sur les hauteurs de San Blas, quartier bohème de Cuzco, se promène Milka, son chat noir. Quelques nouvelles du pays partagées et Natacha, ingénieur agronome devenue créatrice de vêtements se raconte, casserole en main.

Le riz cuit et la créatrice parle de ses voyages. Le Chili, le Vietnam, l’Inde… Une passion depuis toujours. Parle de son enfance dans les Monts de Blond, dans la Haute Vienne. Fille de paysans comme elle aime à répéter, on sent chez elle un fort attachement à la terre. Pas un hasard si à 17 ans, elle suit une classe prépa biologie à Versailles, puis une formation d‘ingenieur agronome au Centre National d’Etudes Agronomiques des régions Chaudes, établissement d’enseignement supérieur français basé à Montpellier qui propose des formations et stages en agronomie, spécialisés dans les pays en développement.

En 2002, à 23 ans, elle cherche à aller au Népal pour effectuer son stage de fin d’étude. Les problèmes politiques du pays l’en empêchent. « Et puis on me propose Cuzco. Il s’agissait d’un projet d’animation d’organisation d’irrigants dans la province de Chumbivilcas, j’ai dit oui. » Déçue de ne pas aller au Népal ? « Un peu oui, mais hyper contente de découvrir Cuzco, même si je me disais que je n’y resterais pas toute ma vie. » Elle rit, les sourcils au ciel. Un souvenir lui revient en mémoire : « Après les élections, dans une manif place de la Comédie à Montpelliers, je me revois dire à mes amis : « Si ça se passe bien là-bas, je reste. » je n’aimais pas ce qui se passait alors. » Elle est restée.

Sur sa terrasse, dans les hauteurs de San Blas, avec Milka, son chat.

Arrivée au Pérou, elle habitera à Haquira, un village situé à plusieurs heures de Cuzco. Son stage consiste à animer les réunions d’une organisation de paysans créée pour gérer l’irrigation, nouvellement mise en place. « Le canal était tout nouveau. Je devais apporter mon expérience et répondre concrètement aux problèmes. » Une tâche ardue pour celle qui se trouvait « un peu juste en espagnol. Et puis j’avais 23 ans, j’étais une midinette! » Son vrai atout pour se faire accepter, outre son ardeur à la tâche reste… ses origines. « Je ne passais pas inaperçue, tout le monde venait me parler. Et puis mes parents sont agriculteurs. J’ai grandi à la campagne. On parlait le même langage.  »

Six mois plus tard, la fin du stage, c’est en pleurs que Natacha quitte le pays. « ça m’a fait un choc. Je suis rentrée en France en sachant que j’allais revenir à Cuzco. Rien de rationnel là dedans. Je me suis simplement sentie bien ici. » Elle réfléchit, au dessus des lentilles qui cuisent, « il y avait un côté idéologique aussi qui me plaisait beaucoup. Les maires étaient déjà dans le débat participatif », sourit-elle. « À l’époque on commençait seulement à envisager des actions entre communes. Les projets étaient de vraies idées mises en commun pour le bien général. »

En France, les petits boulots et la rédaction de son rapport de stage rythment sa vie six mois durant. Mais au Pérou, on n’a pas oublié la petite française venue aider les paysans locaux. Membre de l’association des populations des montagnes du monde (APMM), Gonzalez William, maire d’Haquira est de passage en France pour rencontrer le président du conseil général de Haute Pyrénées dans le cadre d’un projet coopératif décentralisé. «Ils ont signé ce projet mais le maire n’avait aucune idée de comment le mettre en place. Alors il est venu me voir, chez moi à Blond pour m’engager. » Le billet de retour pour le Pérou semble idéal mais Natacha, d’abord, refuse. « Je souhaitais bosser avec des paysans, pas avec des élus. » Mais Gonzalez William ne lâche pas sa perle rare et, à 24 ans, Natacha est embauchée dans le cadre d’un contrat local péruvien à 2000 soles par mois (un peu plus de 500 euros). Son rôle sera d’inventer, en quelque sorte, la communautés de communes locale. Neuf maires à faire cohabiter, une crédibilité à prouver chaque jour et «beaucoup de difficultés. Mais ça avançait ! »

Natacha remplira son rôle quatre années durant, subira de nouvelles élections l’obligeant à reprendre le travail avec de nouveaux élus pour s’imposer et… s’usera. « C’était beaucoup de travail. J’allais sur mes 29 ans et je passais mon temps au bureau ou sur le terrain. Émotionnelle ment c’était particulièrement dur », dit-elle. Là-bas, dans ce village de quelques milliers d’habitants, tout le monde se connait. « J’étais bien insérée mais je n’avais pas de vie privée. »

La lassitude s’installe et, même si elle n’en fait pas une question d’argent, son faible salaire peine à la motiver. « J’avais la sensation que mon travail n’était pas valorisé… »

En septembre 2007, Natacha quitte ses fonctions et décide… de ne pas chercher de travail, le temps de faire le point et, dit-elle, de se rapprocher de ce milieu qu’elle fréquente, celui des artistes de Cuzco. Un milieu qui l’a adopté, elle, la petite française. « Mon billet d’entrée, ce sont les quatre années passées à Haquira. Ça prouve de mon engagement sans doute. » Sa bande rallumera l’étincelle. « Ils m’ont rappelé une idée que j’avais eu deux ans auparavant : me lancer dans la confection vestimentaire. J’aime les fringues et l’idée de me les faire moi-même.»

A cette envie s’ajoute une idée novatrice, du moins à Cuzco : travailler la laine de mouton. «Pour reprendre des termes de mon ancien métier, je fais de la valorisation de produits ruraux », sourit-elle. « Cette laine est superbe. Je ne comprenais pas pourquoi à la ville, personne ne s’habillait avec. Il y a une forme de rejet entre le monde urbain et le monde paysan au Pérou. » Cette idée remporte l’adhésion de son milieu comme elle dit. « Les artistes que je fréquente se revendiquent d’une tradition, d’un attachement aux valeurs de la terre, ils ont trouvé mon idée géniale. » Et la fille de paysan, fidèle à ses principes, va chercher sa laine à la source, teint elle-même ses tissus avec des produits naturels locaux. L’excentricité de sa démarche suit finalement une logique recherchée.

La fille de paysan, fidèle à ses principes, va chercher sa laine à la source, teint elle-même ses tissus avec des produits naturels locaux.

Problème…et de taille, Natacha ne sait pas coudre. « Et on ne peut pas concevoir si on ne sait pas coudre. » Deux mois de cours dans un institut spécialisé la lance, elle et une amie sachant manier l’aiguille. La première commande, des uniformes pour un hôtel, tombe rapidement, mais « on a été tout de suite débordées. » Les deux filles s’associent avec une couturière installée. Ce qui devait ne durer que quelques semaines, se prolongent un an durant. « J’ai tout appris cette année là. Ça a été une superbe expérience. J’ai encore à apprendre, bien sûr, mais j’ai trouvé ma « maître » dans cette couturière. » Un maître qui est devenu une amie. « On a le même profil : une fille de paysans qui fait des études et plaque tout pour la couture », rigole-t-elle.

La machine est lancée. Les premières créations, pour hommes, pour femmes, habillent les mannequins de son petit atelier. Sa marque est créée : Llimpi Wayra (qui signifie les couleurs du vent en quechua). Mais la couture ne fait pas vivre. « Je n’allais pas abandonner. Je suis têtue. » Natacha devient professeur de français. Pas une vocation, mais ça permet de vivre en continuant la création.

Il y a six mois, avec deux autres créatrices de vêtements, elles ouvrent leur boutique, appelée Manzanilla. « On ne gagne pas encore d’argent, mais on commence à être connues. » Natacha, en parallèle, fabrique des tenues pour des amis musiciens, travaille comme directrice artistique sur un film péruvien. Prochainement, elle exposera ses créations à l’Alliance française de Lima, « un bon endroit pour trouver des clients », espère-t-elle.

Natacha dans sa boutique "Manzanilla"

Et si malgré tout, la sauce ne prenait pas ? Natacha n’hésite pas : «  J’ai arrêter de planifier ma vie. Si ça ne marche pas…on verra bien. Mais moi j’y crois. Fermement. » C’est un des points communs qu’elle partage avec son compagnon, Rely, guitariste de Cuzco. « Il prépare un album, des concerts. On croit à ce qu’on fait. » L’âge des lubies est passé, leurs projets sont ancrés dans un réel un peu bohème mais qui séduit. Même la famille? Sa sœur est déjà venue la voir plusieurs fois à Cuzco, songe même à s’installer ici. Ses parents, inquiets au début ont bien grincé des dents, « mais aujourd’hui ça va mieux. Ils ont compris ma démarche. Ma mère est même venue ici. » Reste à faire venir son père. Pas facile de déraciner l’agriculteur limousin attaché à ses terres, ses vaches, « et qui a peur de l’avion en plus. » Mais elle espère : « Il aurait moins peur s’il venait ici. C’est l’inconnu qui effraye. »

Au Pérou depuis sept ans, Natacha a trouvé son équilibre, entre la boutique, les cours de français, sa pratique régulière du kung fu, ses amis et son attachement à la campagne environnante. Même loin du Limousin, même après cette sortie de route professionnelle, la fille de paysans trace sa voie sans se renier, proche de la terre.

Toutes les couleurs du vent

Llimpi Wayra signifie en Quechua “Couleurs du Vent”. C’est le nom de la marque créée par Natacha et ses amis créatrices.

Les modèles sont uniques, cousus sur mesure, à partir d’un matériel andin traditionnel : la Bayeta. « Il s’agit d’un tissage de laine de mouton que nous teignons en utilisant des plantes, de la cochenille et des minéraux selon le savoir faire hérité d’une longue tradition andine. Les couleurs obtenues peuvent varier légèrement à chaque session de teinture que nous réalisons à la demande. L’intérieur est doublé par de la toile de coton péruvienne, teintée selon le même procédé. De cette manière, les vêtements sont chauds et résistants et ne déteignent pas au lavage », précise Natacha.

Détails des créations de Natacha.

Cette bayeta ne jouit pas d’une bonne réputation en ville. À tord. « C’est considéré comme la laine des paysans, des pauvres. J’ai toujours trouvé ça étonnant, incompréhensible. Vous savez, s’habiller, c’est aussi s’exprimer à travers son apparence. Au delà du côté superficiel, c’est donner une partie de soi. L’esthétique n’est pas la marque de l’argent. C’est notre sensibilité dévoilée aux autres. »

Dans ses créations, pour hommes et femmes, Natacha s’inspire des costumes de l’Europe Médiévale, des kimonos himalayens ainsi que de la mode actuelle en y apportant une symbolique péruvienne et une esthétique de Haute Couture. Ces modèles contemporains confectionnés de manière artisanale sont une manière de faire connaître la richesse du monde andin, en créant une passerelle entre tradition et modernité.

Llimpi Wayra signifie en Quechua “Couleurs du Vent”.

Au Pérou, il étudie la pluie et le beau temps

Sa fille, Julia, est née ici, à Cuzco, Pérou. Espagnole par sa mère, française par son père, péruvienne de naissance, elle aura le choix des origines. Sans doute la bougeotte aussi, comme ses parents. Dix ans après leur rencontre, dans les couloirs de SupAgro, ex Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, Grégory Damman, 32 ans, originaire de Décines Charpieu, dans la banlieue de Lyon, vit avec Raquel, dans la capitale des Andes. Une ville trop touristique pour le couple. « C’était beaucoup plus sympa à Abancay là où nous travaillions avant. Ici, il y a trop de touristes, trop d’argent autour : il y a ceux qui en vivent, ceux qui voudraient en vivre, ceux qui s’en protègent. C’est une ambiance particulière. »

Sur le terrain, Grégory conseille et supervise.

Ces deux dernières années, Grégory, ingénieur agronome de son état, a eu en charge la coordination d’un projet des Nations Unies sur la gestion des ressources naturelles dans la région de Cuzco. « L’objectif consistait à mettre en place des mécanismes pour permettre aux municipalités et communautés paysannes de s’adapter aux changements climatiques », explique-t-il. Avant cela Grégory a travaillé sur des projets environnementaux tout aussi importants au Sénégal, à Dakar en 2003 ; puis dans d’autres régions du Pérou depuis 2005.

L’enjeu de ces projets est de taille : le Pérou est le troisième pays le plus affecté par les changements climatiques, derrière le Honduras et le Bangladesh. « L’écosystème, ici, est fragile », souligne Grégory. Quels dérèglements climatiques observe-t-il ? Grégory hausse les épaules et sourit : « Il fait beaucoup plus chaud l’été et plus froid l’hiver. » Plus sérieusement, cet ingénieur passionné par sa mission surveille également les cycles de pluie. « Sur les cinq dernières années on observe de nombreuses perturbations. Novembre par exemple est un mois normalement très pluvieux. Actuellement les beaux jours continuent durant cette période. Ça cause beaucoup de soucis aux cultures paysannes. »

Grégory s'occupe également de la formation des partenaires locaux.

Dans le détail, Grégory s’occupe également de la formation de techniciens et de planifier les besoins pour améliorer la gestion des ressources naturelles et du territoire. Cet ensemble constitue pour lui « une démarche pertinente, utile et passionnante: je travaille en essayant d’être cohérent avec ma propre vision politique. Pour moi, la petite production et le développement rural ont toute leur place dans la mondialisation et constituent même une alternative aux problèmes générés par le modèle dominant, urbain et occidental. Cette vision n’était pas trop considérée dans le projet : l’ONU ne fait pas de politique, mais il n’y a rien de neutre dans les décisions que l’on doit prendre. »

Sur le terrain, avec les leaders paysans, Grégory travaille sur la gestion des ressources naturelles, le mode de vie des agriculteurs et les changements à opérer. « L’adaptation est spontanée: ça fait plus de 2000 ans qu’ils vivent dans les Andes et connaissent des variabilités climatiques fortes. Les premiers concernés, ce sont eux, il n’y a pas besoin de beaucoup les sensibiliser, le changement climatique, ils le constatent tous les jours. »

La partie de son travail la plus ardue ? Convaincre les autorités. « Pour une mairie, investir dans un canal afin d’irriguer les champs n’est pas toujours ressenti comme une priorité. » Les élus préfèrent le court-terme, construire ici un stade, là une place… Une fierté cependant, la priorisation de projets destinés à améliorer l’offre hydrique, la reforestation et l’appui à la petite agriculture familiale. « Bien utiles pour les agriculteurs, viable économiquement et alternatives de développement. »

La prise de conscience des difficultés d’ordre climatique, longue à venir, s’est finalement imposée dans le débat politique national. « C‘est un problème qui dépasse le cadre local. Le thème de l’eau, par exemple, s’est imposé dans les questions de politique générale du gouvernement. » Et les projets réalisés localement n’y sont pas pour rien, devenus au fil du temps une référence au niveau national, et cités en exemple.

Désormais consultant particulier autour des problématiques de planification territoriale et gestion des ressources naturelles, Grégory ne se projette pas dans l’avenir. La suite? Elle passera peut-être par l’Asie, un continent que ne connaît pas encore ce voyageur infatigable. Son expérience y sera utile et les problématiques climatiques du continent complèteront son CV déjà impressionnant. « Mais il y a de grosses probabilités qu’on revienne ici un jour. Nous aimons ce pays, et Julia est née ici. Elle est Péruvienne, il faudra qu’elle connaisse son pays. » A moyen terme, ils envisagent aussi un projet d’installation en zone rurale en Espagne ou en France, Pour démontrer par l’exemple que des chemins alternatifs de développement existent.

Une formation continue…

En 2000, Grégory Damman décroche son diplôme d’ingénieur agronome à Montpellier, à l’ENSAM, En 2001, sa formation l’entraîne au Congo pour étudier les besoins en eau des plantations d’eucalyptus. Un stage de six mois pour y faire : « du terrain, de la récolte de données. L’analyse venait au retour, entre Rennes et Montpellier. » C’est cette année qu’il rencontrera Raquel.

Pour avoir une vision plus large (et aussi pour éviter les appels du service militaire) Grégory s’engage de 2001 à 2002 dans un Master sur l’aménagement du territoire et Système d’Information Géographique (SIG)

En 2003 et jusqu’en 2004, Grégory devient volontaire international avec le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) et part au Sénégal pendant quinze mois. Raquel le suit sur place et travaille pour un bureau d’étude local, autour de Dakar. Sur place, Grégory fait de la recherche pour la mise en place d’un observatoire destiné à informer les éleveurs peuls transhumants.

Pourquoi l’Afrique? « Le désir de voyager déjà, et l’Afrique parce que c’était plus facile : la France a toujours des liens étroits avec ce continent. »

Sur place, le couple trouve un appartement, loin des cités barricadés d’expatriés. « C’était la première fois qu’on habitait ensemble », se souvient Grégory.

En 2004, retour en France, et l’expression d’un besoin : « Je manquais d’une approche plus sociale.» Grégory entame un nouveau Master : Développement Agronomique Tropical. « C’est une approche différente avec une spécialisation dans le développement. Ça me correspondait bien. » Six mois plus tard Grégory repart en stage, cette fois, il opte pour l’Amérique latine. «Pour apprendre l’espagnol et découvrir ce continent. » Cette fois, avec Raquel, ils montent eux mêmes leur stage. « Nous avions une idée, précise. » Des mails partent un peu partout. Un projet péruvien, financé par la Coopération suisse, correspond à ce qu’ils souhaitent faire. Banco. Raquel et lui partent pour Pichiruha, dans la région d’Apurimac. Il s’agira d’un plan d’aménagement du territoire. « En clair nous servions d’animateurs, d’articulation entre les municipalités et les communautés paysannes pour faciliter le développement local. On dormait dans les communautés, c’était vraiment bien. Ça nous a tellement plu qu’on a voulu rester. »

Et ça tombe bien, un nouveau projet sur le changement climatique, la sècheresse et la désertification au Pérou est envisagé. Directement contactés par une ONG, un bref retour en France et en février 2006, le couple revient s’installer au Pérou. À la clef, un contrat péruvien payé 1000 dollars par mois pour Grégory.

Fin 2007 le projet se termine. Le couple part pour Lima où Raquel a trouvé du travail. Grégory suit et écrit un livre sur les systèmes d’information pour lutter contre le changement climatique. Le couple vit dans la capitale du Pérou sept mois durant.

Puis, de 2008 à 2009, un projet de coordination territoriale a besoin de l’expérience de Grégory, le couple retourne donc les Andes. Grégory à Abancay, Raquel à Cusco comme responsable pays d’une ONG espagnole.

Enfin de 2009 à aujourd’hui, Grégory travaille sur plusieurs projets de planification territoriale et gestion des ressources naturelles.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s